Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 05:46

Après 2 mois et demi de trip et d'esclavagisme, nous voilà de retour à la civilisation avec comme point de chute la grande rivale de Sydney : Melbourne... Cette fois ci il faut avouer que le petit confort dont nous profitions à Sydney ne sera pas présent et le système D sera de rigueur! Et quoi de mieux pour commencer notre escapade qu'une sublime tempête sub-tropical ? J'imagine que la personne ayant les pleins pouvoirs (Jesus, Allah, Bouda, Robocop, Bob ou comme vous voudrez...) a pu constater notre capacité à passer entre les gouttes depuis bientôt deux mois et c'est donc sentit obligé vis à vis de certaines personnes jalouses (VOUS en l'occurrence, submergés de neige depuis 3 mois...), de nous rendre notre quota de mauvais temps en une seule journée. Et pour toutes les personnes n'ayant aucune foi et ne croyant pas à mon argumentation sur le tout puissant et la jalousie, je peux toujours vous placer la version scientifique qui stipule après maintes recherches que Melbourne est mondialement connue pour son climat variable le plus rapide du monde. Une légende raconte d'ailleurs que les aborigènes auraient prévenu leurs envahisseurs (et destructeurs...) anglais de ne jamais construire sur cette terre car cette dernière était préservée par le dieu de la météo (bon j'avoue pour la fin je suis plus méga sûr de ce que j'avance mais dans l'idée c'est cela...). Croyants et Scientifiques, vous voilà informés, je peux enfin vous conter ma péripétie sur le sujet. C'est le Vendredi 12 Février 2010 (oui je me doute qu'à l'heure où vous lirez ces lignes, vous allez m'accuser d'un léger retard...), sur les coups de 17h que tout commença...

Après une journée des plus ensoleillées, on vit apparaître une flopée de nuages tous plus gris les uns que les autres et ce n'est qu'à peine 10min plus tard que commencèrent les prémices de ce qui allait finir en mini tempête avec d'abord la levée d'une douce brise, puis vint un léger vent qui se transforma finalement en terribles bourrasques ! Et PAF !!! arrive ce qui doit arriver à ce moment précis : LA PLUIE :


Tempete

Aucun problème, vous me direz qu'à Metz on en à l'habitude et je ne vous cache pas que je vous suit à 200% sur ce point. Sauf que quand cela s'intensifie et dure environ 1h dans une ville pas forcément aménagée et équipée pour l'occasion (comparable à Monaco sous la neige ou Londres en pleine canicule), cela offre une entrée gratuite à la piscine olympique pour tous les habitants, d'où la réputation grandissante de la natation australienne à travers le monde... Pour preuve, voici quelques clichés relatant l'entrainement intensif de ces athlètes :


Innondation1
Innondation2

Innondation3


Mais le plus incroyable reste la montée en puissance d'un sport encore méconnu chez nous baptisé l'aqua taxi... ce qui consiste à faire nager un taxi le plus loin possible. Les indiens sont spécialistes ici :


Taxi Innondation


et noter que la personne torse nu n'est pas un arbitre ou un officiel comme tout le monde pourrait le croire mais un secouriste! Car le comble il est vrai pour l'athlète prit en photo ce jour là : il ne savait pas nager...


Mais Melbourne ne se résume pas qu'à son coté sportif et météorologique. A la différence de Sydney, ville réputée pour ses soirées, ses plages, le surf et ses buildings... Melbourne elle se distingue nettement par son coté culturel avec ses musées, librairies et est également réputée pour être la capitale de la mode australienne (il n'est en même temps pas difficile de faire mieux que Sydney...). On est donc forcé de constater qu'une certaine touche culturelle et de style peut être perçu dans l'attitude des habitants de Melbourne.

C'est donc pour cette raison que notre semaine va se résumer par des visites de musées et lieux d'intérêts, ainsi qu'un soupçon de shopping (pour moi zéro shopping, les pêches et les poires étant moins rentable qu'une ruée vers l'or...). La première visite fut essentiellement destinée à Jeanne n'ayant jamais visitée un musée du plaisir, il était grand temps pour nous de le lui faire découvrir et pour cela rien de plus simple puisque ce genre de musée est monnaie courante chez nos amis australiens. A noter qu'ils sont également gratuits pour les étudiants sur simple présentation d'une pièce d'identité :


First Time Jeanne


La visite se poursuit avec la découverte du centre ville en lui même où se dissimule de multiples graphitis de toute beauté représentant à merveille l'esprit créatif de la ville :


Graph&Me


Graph&Me2


Escalier


Sacre Coeur


et la journée visite numéro 1 se termine avec la visite du principal centre étudiant de la ville mais aussi l'un des bâtiments les plus impressionnants et les plus animés de la ville, j'ai nommé : « the library ». Lieu de rassemblement étudiant (équivalence de notre B.U) et nous sommes forcés de constater que le ministère de l'éducation australienne donne de meilleurs motivation à ses étudiants que nos ministres français...


Library1
Library2


Quoi de mieux pour clôturer une belle est longue journée de la sorte que de manger son premier restaurant japonais :


Resto Jap


Pour l'anecdote sachez que la plupart des restaurants australiens possèdent une licence B.Y.O (Bring Your Own) littéralement : « ramènes ce qui t'appartient » et donc tes bouteilles de pinards !!! Et oui il suffit de passer dans un « bottle shop » juste avant le repas et d'annoncer au serveur qu'une bouteille personnelle sera ouverte à table et le tour est joué! Et cela en général pour une valeur symbolique de 1$ pour l'ouverture de la bouteille par le serveur.


Pour l'anecdote numéro 2 sachez que les baguettes ne sont présentent que pour la photo et qu'il est bien évident que me concernant, la demande d'une fourchette et d'un couteau fut indispensable.


Les 3 journées qui suivirent furent consacrées au shopping et à la glandouille, donc niveau anecdotes et photos pas grand chose à vous mettre sous la dent mise à part une belle photo du port où nous avons pu admirer.... des BATEAUX (étonnant n'est-ce pas pour un port ?). Ce dernier est d'ailleurs voué à un avenir plus que touristique puisque son réaménagement devrait lui permettre d'offrir à son tour de multiples musées et centres commerciaux....

Ces trois jours de glandouillage mon également confirmés le grand culte que vouent les australiens à ma famille (pour les visiteurs : nom de famille = LAMB ==> Agneau en anglais...), arborant fièrement mon nom à tous coins de rues...


Lamb Chapel


Il faudra attendre le dernier jour Melbournien pour voir la deuxième journée culturelle pointée le bout de son nez et je peux vous assurer que cela valait bien le coup d'attendre :p , avec un démarrage en trombe pour la visite de l'ACMI (pour la traduction mot pour mot sachez que je n'en ai aucune idée), sorte de musée du cinéma et du mulitmédia... un paradis et une aubaine pour moi grand fan de ces deux secteurs (« fan » : ne pas confondre avec « geek » ou « no-life »). Dans ce musée, mise à part le fait de pouvoir taquiner des jeux comme « SuperMarioBros 3 » ou « TombRaider2 » (si vous savez, celui à Venise avec les tigres et les gondoles où l'ont pouvait faire un code pour avoir toutes les armes...), nous pouvons nous instruire sur le cinéma mondial ou local avec des tas de stands interactifs des plus intéressants. Mais je ne peux vous parler de ça sans vous présenter LE stand du musée : le stand « Matrix » permettant aux visiteurs de se mettre dans la peau de Keanu Reeves et de pouvoir réaliser sa propre séquence « Matrix » (au ralentis) grâce à un mur armée de 12 caméras... et comme je me doutais bien que vous me prendriez pour un menteur, je n'ai pu m'empêcher de réaliser ma séquence pour vous prouver ma bonne foi :


http://www.acmi.net.au/timeslice/Timeslice.htm?file=ts-20100215-17eed813bf062de6933c156a5f7193d6.flv


Après un squattage intensif de l'ACMI et quelques regards persistants des vigiles nous décidons alors de prendre la direction de l '« Old Geol of Melbourne ». En gros, il s'agit de l'ancienne prison qui constitue une des visites les plus prisée de Melbourne, car même si le tarif en vigueur est de 21$ sachez que c'est dans cette prison que le grand, le gigantesque, le magnifique NED KELLY à était pendu! Je vous vois déjà venir et attendre que je vous raconte l'histoire de l'oncle Ned mais il en est hors de question est cela pour deux raison :


  1. Franchement des tonnes de films existent sur le sujet avec dans le rôle de Ned, personne d'autre que Mick Jagger ou plus récemment Orlando Bloom...


  2. Franchement je sorts d'une journée de 10h de travail, je n'ai pas accès au net pour les détails précis et les dates donc au lieu de vous raconter une tripotée d'aberrations rendez-vous avec le grand, le gigantesque, le magnifique : WIKIPEDIA


Par contre je peux toujours vous poster quelques photos qui je l'espère pourront me faire pardonner :


Prison1
Prison2
Prison Eye


Et pour rentabiliser un déboursement de 21$ il fallait bien une deuxième partie justifiant la somme dépensée (même si pour certain la dernière demeure de l'oncle Ned pourrait suffire vue la popularité de ce dernier chez les Aussies) et c'est donc avec une grande intelligence que la direction s'est organisée pour proposer à ses clients une simulation d'arrestation et d'entrée en prison, dans un centre de détention plus réscent mais hors d'usage située juste à coté de l'ancienne. Une matonne (actrice à ses heures perdues) nous y accueille et décide de nous martyriser à coups de tirage d'oreilles, d'hurlements, de giflettes et comme par hasard le destin (ou plutôt le boucan et les plaisanteries réalisées par nos soins) fit que cette matonne décida de tourner ses pulsions volentes vers nos pauvres et inoffensives petites personnes... avec un bilan global de : 6 gifles reçues, 4 tirages d'oreilles des plus virils et une mise en cellule isolée de plus de 13 minutes...

Plus sérieusement et malgré nos boutades permanentes, cette mise en situation fut des plus réussie et des plus impressionnante avec une actrice vraiment de top niveau pouvant concurrencer sans grand problème la star locale : Nicole Kidman...


Arrestation


Après toutes ses émotions et ma première entrée payante en prison (sachant que même au Monopoly l'entrée reste gratuite...), la gratuité, la festivité devaient être de mise et comme le destin joue beaucoup en notre faveur ces derniers temps, il s'avéra que le plus grand festival gratuit d'Australie avait lieu ce jour là. Après 35min de trams aux allures des métros bondés parisiens, nous voilà arrivé sur le lieu du festival St Kilda où une quarantaine de groupes (australiens pour la plupart) de tous horizons y dévoilent leurs talents sur 5 scènes différentes disposées dans l'ensemble du quartier « St Kilda » situé au sud ouest de Melbourne. Quartier réputé pour sa plage et ses pubs.

Pour être franc la majorité des concerts écoutés n'étaient pas des plus concluants mais c'était sans compter sur le dernier concert de la journée et les très doués « Yacht Club Dj's. » . Dj's Australien en devenir pouvant passer du hip/hop à l'électro en passant par le rock'n roll (très proche « sonoriquement » des grands « 2Many Dj's ») qui ont mis littéralement le feu à la scène pendant plus d'une heure.


St Kilda

Et voilà encore un article de plus à ma collection avec encore et encore la même ambition... vous faire partager mon voyage, en espérant y avoir réussi.... et n'oubliez pas : Vers l'infini et au delà !!!!



Par Flambi - Publié dans : Australian Trip
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 05:37

Après avoir vécu l'expérience « Kombi Volé » et « Cobram », il était difficile pour un petit européen comme moi tout droit sortit de mon petit cocon familial, d'imaginer qu'une aventure encore plus novatrice, étonnante et instructive puisse encore m'arriver. Mais c'était sans compter sur le pays des wallabies et c'est à peine 1H30 après avoir quitté Cobram et par la même occasion mon boulot... que l'expérience Shepparton débuta!


Shepparton où la ville la plus glauque, la plus louche et la plus perdu connu jusqu'à maintenant... Pour résumer la situation et en tenant compte du fait que l'Australie mesure environs 14 fois notre hexagone, Shepparton se trouve en plein milieu de l'Etat du Victoria (plus petit état d'Australie et à lui seul aussi grand que la France) et à peine à 200km de Melbourne qui est donc pour le coup quasiment la ville voisine... Notre débarquement à Shepparton est enregistré à 15H08 où nous rejoignons alors nos collègues Poca & Vinni (David & Vincent), partis 1H avant nous de Cobram pour cause de 4x4 aspirateur à mazoute (les forçant de se fait à rouler à 80 Km/H maximum). Poca en profite donc pour relancer notre contact Sheppartonien et par la même occasion fixer l'heure de notre rencontre. Là, notre première surprise intervient, puisque ajouté à l'heure du rendez-vous, l'ami « Sam » (de son prénom) nous indique également un lieu de rendez-vous dès plus étonnant : Le parking du « Hungry Jack »...(fait encore plus marquant puisqu'un fermier a pour habitude d'avoir ses entrevues au sein de sa ferme, mais soit!) Nous décidons alors d'accepter et d'attendre le rendez-vous fixé à 18h. Pour nous faire patienter la visite de la ville s'offre alors à nous, ce qui nous permet alors de nous imprégner totalement de la culture locale. Cela commence par la vue de cette magnifique publicité toute de LED ornée aux abords d'un carrefour :


Kebablicious


qui n'a certes pas grand intérêt mais étant bon, je me permets de vous offrir un peu de culture générale en vous informant de la localisation du meilleur kebab d'Océanie voir de hémisphère Sud(de rien...). Il faut bien avouer que l'essentiel des choses intéressantes se fonde sur l'ambiance de cette ville dotée de commerces et d'activités semblables à toute ville moyenne du victoria, Shepparton se distingue elle par l'origine de ses habitants qui pour la plupart sont originaires d'Inde, du Pakistan, du Moyen-Orient ou d'Italie... Vous allez me dire que rien est étrange compte tenu du fait que l'Australie est un pays récent et que sa population est constituée d'origines diverses et c'est d'ailleurs sur ce sujet qu'une réflexion prit place dans ma tête à ce moment précis. Mais ce fut sans compter sur l'arrivée de l'heure de notre rendez-vous et donc de Sam notre nouvel employeur sur le parking du fast-food. Sympathique (et par la suite hypocrite), cet homme originaire d'Irak, nous explique alors qu'il peut nous embaucher dès demain pour 30$ (net) la Bin et bien évidemment en Cash... Après quelques questions techniques (passé de « picker » oblige), on remarque alors que l'ami Sam (sans nous le montrer vraiment) rêve de nous recruter du fait de notre formation Cobramique (qui pour Shepparton est un peu « la Mecque » du picking).


Après une courte concertation et comme à notre habitude, avides d'expériences et d'argent : NOUS ACCEPTONS...


Sam nous propose alors d'être loger à même la ferme, en nous proposant pour 10$ la nuit, une chambre personnelle, une cuisine commune, un salon commun, douches et toilettes, à une seule condition : NE SPECIFIER NOTRE NATIONALITE A AUCUN MOMENT ! Les français étant mal vu dans la ferme pour cause de soit disantes bagarres répétées, nous décidons alors d'un commun accord de me baptiser Hubert de Namur (alias Cousin Hub'). Le convoi peut alors démarrer et il est vrai, nos voitures s'enfonçant de plus en plus dans la campagne Australienne et au vu des derniers propos de Sam sur les Français : un léger stress prend nous envahit. La ferme se situe à 15km du centre ville de Shepparton et notre arrivée se fait par un petit ponton à une seule voie (signifiant qu'en cas d'entourloupe le guet-apens devient réalisable...). La première image offerte à nos yeux fut la vue de nos nouveaux collègues qui pour le coup, physiquement changent pas mal de ce que l'on avait pu connaître à Cobram (majoritairement backpackers); ici que des hommes d'origine Indienne ou Ethiopienne, bâtis comme des maçons et armés pour la plupart d'une VB (kronenbourg locale)... Puis vint dans un deuxième temps la vue de notre Ghetto (vous remarquerez que cette fois je ne place pas de guillemets avant et après le mot ghetto...) dont voici les photos :


Ghetto1

Ghetto2

Cuisine

Cuisine

Gazinière

Salon

Ah oui le grand luxe! Mais vous n'avez pas encore vu les chambres, un petit bijou, nous avons d'ailleurs préférés n'en garder qu'une et tous se regrouper dedans :


Room1


Room2


On peut avouer que pour 10$ (et comme vous pouvez le constater sur ces dernières photos) : le confort est au rendez-vous! Mais bon ne soyons pas trop médisants, nous sommes là pour le travail et pas pour autre chose. Cette même première soirée nous a également permise de rencontrer notre voisin de chambre (cellule...): « Yassine », somalien d'une trentaine d'année, très sympathique mais devenant assez insupportable dès 10h du matin pour cause de première bière de la journée... Mais il faut bien avouer que sans ce bon Yassine, nous n'aurions jamais pu savoir la vrai nature de notre nouvel employeur (qui au passage n'est pas l'ami Sam), puisque cette ferme appartient à une femme italienne, descendante d'une grande famille de la mafia italienne ayant posée ses marques en Australie dans les années 50. Cette dernière, charge alors l'ami Sam et son frère Ali de recruter du personnel non-australien pour les récoltes (pour pouvoir payer au black). La Sam Family est alors rémunérée au nombre de personnes recrutées, au nombre de bins effectuées par leurs recrues, ainsi qu'un fort pourcentage sur le prix de l'accommodation. Malin le Sami, cela lui permet alors d'exercer une forte pression sur ses troupes tout au long de la journée afin que les bins soit remplies au plus vite ainsi qu'une pression lors du recrutement, en imposant aux nouvelles recrues de prendre l'accommodation sous peine de ne pas être embauchées (le travail étant assez difficile à débaucher sur Shepparton étant donné le nombre important de backpackers et d'hindou). Mais cela était bien évidemment sans compter sur notre vigilance et notre « chiantise » de français. Il est vrai ici les français n'ont pas une grosse cote auprès des employeurs et en particulier des fermiers, étant plutôt réputés pour se plaindre et travailler dans les règles légales... même si se plaindre ne fait en l'occurrence pas partie de nos cordes, il faut avouer que le fait de travailler comme des esclaves, en ajoutant à cela la non-arrivée de notre paye, tout cela commençait à faire beaucoup. C'est donc après 7 jours de bons et loyaux services envers la mafia locale qu'un matin après seulement une heure de picking, Poca et Vinnis sans prennent alors à Ali après une énième réflexion :


« Ecoute brother (ah oui j'oubliais de spécifier qu'ici, à l'image d'une secte, tout le monde est frère et s'appelle donc de la sorte...), je vais te dire un truc, quand tu nous auras payé, peut être que tu pourras te permettre de nous donner des ordres.... »


L'image de superviseur du bon Ali prenant alors une belle gifle, ce dernier s'empressa alors de les licencier par un bon vieux : « Go to home... », qu'il allait, vous l'imaginez bien, regretter par la suite. Etant situé à une dizaine de rangs plus loin, nous ne sommes donc pas avertis de suite de l'évènement et ce n'est qu'une vingtaine de minutes plus tard, qu'un collègue nous en informe. Ni une ni deux nous nous empressons alors de les rejoindre à l'accommodation et bien évidemment le parcours fut interrompu par la rencontre de nos 2 frères irakiens préférés qui nous demandent alors pourquoi nous n'étions pas dans les rangs qui fut immédiatement balayé par un :


« On rejoint nos amis que tu viens de virer et pour ce qui est de la paye, tu nous la déposeras à l'accommodation ».


Aucune réponse ne fut alors émise. Pour leur défense, il faut alors avouer que ce genre de situation n'est pas fréquentes; employant pour le ¾ du personnel, des personnes arrivant de pays pauvres et ayant pour objectif d'obtenir un visa résidant (2ans de travail en Australie), la rébellion n'est pas coutume tous les jours...


Nous voilà donc tous les 5 réunis dans la chambre et prêt à quitter cette ferme au plus vite mais cela sans oublier notre paye et c'est le soir même que l'ami Sam (bien plus penaud qu'à son habitude) pointe le bout de son nez pour nous présenter ses excuses et nous demander bien gracieusement de reprendre le travail dès demain.

Après une courte concertation et comme à notre habitude : avide d'expériences enrichissantes sans aimer être pris pour des chiens : NOUS REFUSONS...


Sam n'ayant pas prévu la tombé de rideau de cette façon, repart la queue entres les jambes et nous notifie que notre paye sera alors disponible le lendemain matin sur les coups de midi , nous l'informons agréablement que cette nuit d'accommodation devra nous être gracieusement offerte par la maison et que nous l'attendrons donc le lendemain matin, ce qui nous laisse une dernière soirée au ghetto...


L'occasion ne pouvait être plus belle pour se détendre de ce mois de travail agricole avant de rejoindre Melbourne et la Great Ocean Road pour quelques semaines de routes et de visites. La soirée s'annonçait donc paisible et calme mais c'était sans compter sur nos voisins indiens et africains qui apprenant la nouvelle, décidèrent de nous faire passer une soirée culturelle en installant alors un « Dancing » ambulant à l'aide d'une voiture (et de son poste cd) placée juste devant le réfectoire. S'en suivit alors une nuit il est vrai assez courte, rythmée par les sons de Bollywood et de discussions multiculturelles...


Indian Danse


La fin de l'aventure Shepparton se dessina alors le lendemain matin avec l'arrivée de la paye et la négociation du prix de l'accommodation (passant de 70$ par personne la semaine à 45$ pour cause de retard sur la paye et de locaux insalubres...). Le recul me permet alors de tirer quelques enseignements pour le moins positifs de cette expérience :


1)Ne jamais se fier aux apparences car il est vrai qu'au vu du premier soir, de notre arrivé dans cet univers totalement différent du notre, cela pouvait laisser naitre en nous quelques aprioris négatifs sur nos nouveaux collègues. Mais une fois la discussion entamée avec ses personnes, nul doute que ces préjugés étaient alors totalement infondés et stupides... (d'où la définition d'un « préjugés »)


Comment peut on juger quelqu'un au premier regard sans connaître son histoire ? Certain étant confrontés à la guerre ou à la famine dans leurs pays natals... Comment se plaindre d'un travail « trop » difficile alors que ses personnes (sur)vivent grâce à cela? Je n'irais pas jusqu'à défendre l'alcoolisme de certains mais le comprendre peut être...


2)Ne plus jamais confondre mafieux et fermiers...

3)Ne plus jamais manger de poires de toute ma vie...



Sur ce, chers amis, lecteurs ou simplement visiteurs, je vous laisse à vos occupations en vous souhaitant une bonne journée et en espérant vous retrouver pour de nouvelles aventures...



 

Par Flambi - Publié dans : Australian Trip
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 07:34

Cobram.... tel est le maitre mot de ce nouvel article, Cobram ou l'une des plus grosses expériences de ma vie, Cobram ou la découverte d'un autre mode de vie, Cobram ou la découverte de l'esclavagisme rémunéré, Cobram ou.....

 

Comme le laisse entrevoir mon introduction, cet article s'annonce des plus palpitant (enfin à vos yeux je l'espère). Pour commencer qu'est que Cobram ??? Cobram est le doux nom donné à une petite bourgade à la limite du New South Wales (Sydney) et du Victoria (Melbourne), placé à l'extrême Nord-Centre du Victoria (permettez moi l'expression : perdu dans le trou du cul de l'Australie). Cette petite ville est surtout réputée pour ses fermes et donc pour ses emplois saisonnier, ce qui implique l'arrivée massive de jeunes backpackers comme nous pour chaque récoltes.Vous n'allez sans doute pas être surpris, si je vous annonce que ce petit bout de paradis (ironie...) n'est autre que l'ancien fief de l'ami Felix (1mois d'occupation, 1 semaine de travail...) qui considère d'ailleurs Cobram comme son, je cite « Ghetto ». Tout laissait alors à penser qu'il fallait éviter cette endroit à tout prix mais avides de nouvelles expériences et d'argent...Nous cédons alors à la tentation : Cobram nous voilà...

 

L'arrivée se fait part la Grand Alpine Highway vu dans le précédent article (200km = 5h), suivit d'une ligne droite (zéro virage, courbe ou même rond point...) d'environs 180km (1H10, oui j'avoue un peu plus rapide). D'ailleurs pour le final et pour la peine (et j'imagine pour féliciter le peu de personnes s'aventurant sur cette route sans fin), la nature a décidé d'offrir à tous ces courageux, un lac de toute beauté sur les 20 derniers kilomètres dont je ne peux m'empêcher de vous offrir quelques clichés tant ce lac n'est pas commun:

 

YarrawongaLake1


YarrawongaLake2

YarrawongaLake3

YarrawongaLake4
 

C'est donc avec ces belles images plein la tête que nous pouvons alors reprendre la route pour effectuer les 20 derniers kilomètres nous séparant de Cobram... et 15 minutes plus tard le Ghetto Félixien apparaît à nos yeux et il faut avouer qu'à première vue, Cobram n'a pas de grande ressemblance avec cette ville perdue au milieu de nul part : Woolworths géant et flambant neuf (équivaut à notre cher Edouard Leclerc), Mc Donald 24/24, plusieurs pubs... Grand standing, mais cela n'est qu'illusion. Cobram va vous dévoiler sa vraie façade au fur et à mesure de cet article comme elle a su nous le dévoiler jour après jour...

 

Et pour commencer à Cobram quoi de mieux que de choisir un endroit où dormir (surtout quand l'horloge affiche 19H30 et que le soleil se couche à 21H00), pour cela rien de plus efficace que notre très chère bible le « Camp5 », qui nous indique alors une rest-area à la sortie de la ville et en spéciale option, bordée par la rivière et pas n'importe laquelle : la Murray River... Mais nous en reparlerons plus tard. Pour le moment revenons à nos moutons : la rest-area sélectionnée, il est vrai, à première vue apparaît plus comme un camp de réfugiés qu'à une rest-area, tant les tentes et  caravanes sont éparpillées le long de la rivière sur plus de 500m. Mais bon pour la nuit cela fera l'affaire... Nous sélectionnons alors une petite partie en bordure de rivière où notre tente, notre bâche ainsi que notre voiture peuvent s'y loger facilement... et comme quoi le hasard fait bien les choses, cet endroit va être déterminant dans la suite de notre aventure cobramique...

 

 

 

GhettoMurrayDebut
GhettoMurrayDebut2

Une heure après installation de notre campement un petit van blanc et un gros 4x4 grenat s'installent à une vingtaine de mètres de notre nouvel habitat. Apparaît alors 4 français : 3 mâles et une femelle (évidemment en couple avec un des mâles présent). Etant très fatigué du voyage du jour le dialogue, si dialogue il y a, ne sera engagé que le lendemain... et c'est effectivement le lendemain matin sur les coups de 6H30 (obligation de se lever aux aurores pour trouver du travail...), que le dialogue prend forme. Voyant le couple se préparer pour aller au travail, mon intuition me laisse alors en déduire que s'ils travaillent et qu'ils sont français, un dialogue ne peut alors que m'apporter du positif  et après un court échange avec ces 2 personnes fort sympathiques, je découvre alors que 2 grosses fermes ont le monopole de la ville : « Pullar » tenue par les fermiers locaux et « Sunland » tenue par la mafia italienne locale... Nous décidons alors de suivre Sophie & Jonathan (AH oui c'est leurs prénoms respectifs au passage) jusqu'à chez leur employeur (Pullar) pour pouvoir interroger leurs chefs pour une possible embauche, qui malheureusement ne sera pas réalisable pour le jour même.... tout comme pour les autres fermes de Cobram (environ une dizaine). Un peu pessimistes mais pas abattus, nous décidons de retourner à notre « ghetto » avec comme objectif de retenter le lendemain matin.  L'après-midi se déroule en toute tranquillité avec la découverte pour moi d'un nouveau concept : la gestion de l'ennuie. Et rien de tel pour commencer ce concept que de se mettre au bouquinage et aux batifolements dans la Murray (qui au passage est la 3ème plus grande rivière navigable du monde : plus de 2700km de long...) car il faut que je précise que la sieste ne peut pas faire partie des activités réalisables à Cobram, avec une température affichant 42° à l'ombre la sieste devient alors un sport local baptisé « sommeil sous haute chaleur » !

 

Et c'est au soir du deuxième jour que commence notre réelle relation de voisinage avec ces 4 français. Ils nous expliquent alors la difficulté de la tâche demandée par les fermiers et le peu d'argent récolté pour cette même tâche. Puis vient alors l'heure du repas où nos voisins au 4x4 prénommés Vincent & David

 

Vince&Dav

 

nous introduisent à la drogue locale : j'ai nommé le MORRIS. Vin ayant le meilleur rapport qualité prix/cuite de toute l'Australie (4L=15$ hors période promo ou le prix explose 8L=20$). Certes ce n'est pas du St Emilion mais pour des Backpackers comme nous, il faut avouer que mélangé à notre plâtrée de pattes quotidienne, l'illusion est parfaite...

 

Retour à la dure réalité de la vie. Le lendemain matin sur les coups de 6H avec l'apparition dans ce blog d'un nouveau protagoniste, j'ai nommé le réveil... et disons que son apparition va de paire avec notre réussite puisque seulement 48h après notre arrivée, le grand « Pullar » décide de nous embaucher. Notre carrière prometteuse dans le fruit picking peut alors commencer! Le travail consiste à picker (en français cueillir) les fruits des arbres (en occurrence les pêches et les poires) grâce à une échelle et un sac. Pour la démonstration quoi de mieux que de vous présenter une photo  du matériel sur notre cher voisin Vincent pour vous familiariser avec lui :

 

VincePicking

 

Le but étant de remplir une « bin », énorme caisse qui une fois remplie pèse 400kilos et pour laquelle nous sommes payés 30$ (alors que la revente s 'effectue dans un ordre de prix compris entre 700$ et 2000$ en fonction de la qualité des fruits)

 

Bin

 

Problèmes : (oui avec un « s » car il y en a toute une fournée...) :

 

Le travail ne consiste pas à vider l'arbre mais à sélectionner les fruits: d'abord en fonction de la couleur (alias le « Coloring »), en l'occurrence Orange pour les pêches ( sous peine d'entendre un « farmer » utiliser la phrase référence dans le métier « It's too green....»). Puis en fonction de la taille (alias le Sizing)...Toutes ces contraintes ajoutées la « bin » se rempli du coup d'une façon bien moins rapide, tout comme notre portefeuille (compter en moyenne 70$ pour 8h de travail...). Nos nerfs et notre patience ayant des limites, ils nous à fallut trouver un remède : LE FIGHTPICKING , très peu apprécié par les « farmers » mais tellement relaxant! En voici en exclusivité mondiale une démonstration mise en scène par nos deux voisins j'ai nommé David & Vincent...

 

( a venir desole probleme de connection trop lente...)

 

Notre exploitation et esclavagisme passif expliqués, je peux alors me tourner vers l'essentiel de cet article : notre quotidien au bord de la Murray River et la création du MurrayCrew.  Je peux alors affirmer au jour d'aujourd'hui avec tout le recul qu'il se doit que la communion entre les membres du MurrayCrew n'aurait jamais été aussi forte sans cette envie collective de découvrir le Cobramisme(1) .

 

(1)   « Cobramisme : art de vivre développé dans la modeste ville de Cobram située à l'extrême nord du Victoria en Australie qui demande à ses adeptes un régime de vie très stricte, obligeant une sélection dès la naissance entre le farmerisme et le mafiosisme et ayant comme signe de distinction l'absence d'au moins 3 chicots sur l'avant de la mâchoire et un style vestimentaire atypique.

 

Source Officielle : Petit Robert »

 

C'est seulement après 72heures passées à Cobram que le MurrayCrew prend forme. Composé de notre trio et de nos 4 voisins, le Crew formé dans l'optique d'anéantir l'ennuie et je peux vous certifier que cela ne fut pas une mince affaire...

 

Tout commence avec la création d'un « ghetto commun », composé d'une pièce à vivre (cuisine+salon+sale à manger) abritée du soleil et d'une salle de bain (baignoire+douche+toillettes)...et voici en image la pièce à vivre :

 

GhettoMurray

 

suivit dans l'ordre, de la baignoire, de la douche et des toilettes :

 

 

 

MurrayShower 

MurrayRiverBeautiful
Toillettes
Avec un cadre de vie aussi idyllique, il est vrai que trouver des occupations devint alors beaucoup plus facile et la première soirée fut alors organisée dans la foulée avec comme douce appellation « Vinnies Awards ».  Il est vrai que le nom peut vous paraître peu évocateur mais n'ayez crainte, je suis là pour vous éclaircir : « Vinnies » est en fait le nom d'une des boutiques les plus populaires de Cobram qui pourrait être considérée comme les « Emmaüs » chez nous, avec comme principe le don de vêtements usagés et non utilisés, qui sont ensuite lavés et revendus à prix moindre par des bénévoles au profit de cette association caritative.

Beaucoup de backpackers/pickers s'y rendent pour pouvoir acheter des vêtements de travail à prix dérisoire et c'est par ce biais que nous décidons alors d'organiser les « Vinnies Award ». Manifestation qui décerne alors un cubi de Morris à la personne habillée en « Vinnies » et représentant au maximum une personne Cobramiste! La course aux vêtements peut alors commencer...(la popularité grandissante du concours a d'ailleurs poussés quelques voisins à se joindre au MurrayCrew pour le concours). Le grand soir venu, le défilé peut alors commencer :

 

 

 

VinnisBizou 


VinnisCrew

VinnisGirl

VinnisMen

VinnisTrioMen



Le verdict eut lieu bien évidemment en présence d'un huissier, à bulletin secret et pour toi public en exclusivité cobramique le podium final :

 

VinnisPodium

 

composé de Valérie (Ecolière Cobramique) en troisième position, Vincent (Caissier IGA cobramique) en deuxième position et de Julie (Hingals Cobramique) en pôle position...

 

 

Suivirent alors diverses activités quotidiennes :

 

-Le JumpMurray pouvant atteindre les 15m de haut pour les plus courageux :

 

JumpMurray

 

-La chasse aux kangourous (activité qui fut vite stoppée à la vue d'un kangourou géant de plus de 2M de haut) :

 

KangouScottBeach

 

-L'apparition de bruits étranges aux abords de la tente sur les coups de 2H du matin, nous poussa à croire en l'existence d'un phacochère. Inéluctablement la création d'une battue qui il est vrai s'avéra un fiasco, nous permis de découvrir deux petits koalas qui poussaient des gémissements après acte sexuel.

 

Vint alors l'activité la plus palpitante et la plus longue de toute l'histoire du Crew, d'après une idée originale de Vincent : « The Supreme Raft Race » 

 

Avec comme principe, la création d'un moyen de locomotion navigable pour pouvoir rejoindre la plage voisine de Thompson Beach par le biais de la Murray...et avec bien-évidemment une règle d'or : l'engin devra être fabriqué uniquement à l'aide de pièces trouvées, récupérées ou mendiées! Deux équipes sont alors formées, un premier duo composé de David et Jérémie confrontés à Vincent et moi-même. Le buzz commençant à grandir dans la ville, divers challengers commencèrent à s'inscrire à la compétition pour au final regrouper 4 équipes. Le choix du matériel devint alors de plus en plus compliqué et après quelques échecs, Vincent eut alors une idée de génie : les chambres à air des pneus de tracteurs... Certes la difficulté ne sera pas d'en trouver puisque tout garagiste de la ville en dispose étant donné la prédominance des fermiers dans la ville. Mais bel et bien d'en obtenir gratuitement! Après avoir essuyer quelques revers, un garagiste ayant entendu parlé de la compétition et trouvant cette idée géniale, nous proposa alors de nous offrir 5chambres à air... trouées. Les rustines ne pouvant être investies, il fallait trouver une autre solution. C'est en sacrifiant une des 5 chambres à air et en récupérant de l'ancienne superglue que nous avons alors créés nos propres rustines... Ayant une avance considérable sur nos deux acolytes, ils décidèrent par manque de matériels et d'idées de nous proposer une réunification. Etant bon joueurs et ayant d'autres challengers extra MurrayCrew, nous décidons d'accepter leurs requête pour former une seule et même équipe. Après une semaine de travail acharné le radeau était fin prêt :

 
Boat

BoatTeam
 

La course pouvait alors être organisée 2jrs plus tard, avec seulement 2 équipes sur la grille de départ (les autres équipes prirent sans doute peur à la vue de notre machine de guerre)... Et à peine la ligne de départ franchie, tous nos espoirs de victoire qui étaient pourtant placés très hauts, prirent fin  quand la suspension arrière droite céda sous le poids de nos corps... Toute la course se résuma alors  en la poursuite inespérée d'un bateau en pleine santé... Mais nous réussîmes tant bien que mal à atteindre la ligne d'arrivée avec fierté, dignité et bien-évidemment fair-play en félicitant les gagnants et en leurs offrant un cubi de Morris bien mérité!


BoatRace1 

BoatRace2

BoatRace3

Boat Race4

BoatRace5

 

 


Comme toutes les belles choses ont une fin, l'aventure « Murray » prit fin un mardi matin quand nos camarades Vincent et David prirent la décision de démissionner (en prenant en considération le dicton européen qui dit : « Quand les asiatiques démissionnent , casse toi et vite... » ), ce qui fut à mes yeux une décision exemplaire que nous nous sommes empressés d'imiter pour enfin stopper cette exploitation que nous subissions depuis maintenant 3 semaines...

 

C'est donc à 10H50 heure locale que nous nous retrouvons alors tous les 5 chômeurs, avec comme objectif de trouver une solution de secours. Cette dernière ne se fit pas prier, puisqu'à peine 1H plus tard, l'ami David (Alias « Poca » ou « l' Indien » dans la suite des articles) reçoit un appel d'un contact croisé ultérieurement à la ferme. Il lui fait alors une proposition d'embauche pour nous 5 à Shepparton une ville situé à 100km au sud de Cobram. N'ayant rien à perdre que de tenter l'aventure nous acceptons et le rendez-vous est alors fixé à 18h à Shepparton le jour même. Juste le temps pour nous de dire au revoir à la Murray, à Cobram, à Sophie & Jonathan et de ranger notre « Ghetto » et nous voilà tous les 5 repartis pour de nouvelles aventures....

 

C'est sur cette belle introduction du prochain article que je vous laisse, en espérant comme à mon habitude avoir comblé vos attentes... A bientôt pour de nouvelles aventures....

 

Par Flambi - Publié dans : Australian Trip
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 08:29

Je sais que vous l'attendiez avec impatience, le voici le voilà, le beau et grand article remplit de splendides photos sur le début du trip (Sydney/Cobram).

Tout commence un vendredi matin à midi heure locale, notre wagon(break chez les australien) chargé à raz bord et après des petits au revoir un tantinet tristounet à Mr Felix Letterman (grand acteur de mes 2 premiers moi à Sydney et par la même occasion des premiers articles sur ce blog, snif...), nous voilà partit pour le grand trip, avec il est vrai une vague idée de l'itinéraire puisqu'il se limite à descendre le long de la côte vers le sud à la découverte de nouveaux horizons. Mais au bout d'une heure de route, le trajet était bien plus clair à nos yeux : « descendre le long de la côte vers le sud à la découverte de nouveaux horizons et TROUVER DU TRAVAIL » (oui peu de changements mais les quelques mots ajoutés vont prendre tout leur poids pour la suite du trip …). Oui après 2 mois à Sydney même sans flamber, il faut reconnaître que l'argent ne tombe pas du ciel et n'étend pas ministre dans une ancienne vie, le gain d'argent devient alors vital...(n'oublions pas que l'un des principaux objectifs de ce voyage et le mot : AUTONOMIE !!!) Bref après ce léger passage récapitulant le peu d'objectif et la planification du trip, revenons à nos moutons et décrivons cette magnifique descente vers le sud d'environ 10 jours.


Notre première destination fut Wollongong une ville d'environ 100 000 habitants à 100km de Sydney. Il est vrai que mise à part son coté balnéaire cette ville n'a que peu d'intérêt (grosse ville comme l'on peut en trouver dans n'importe quels littéraux européens) Mais par contre pour votre grand plaisir je peux vous gratifier des magnifiques paysages aperçus sur la « Océan Drive » (route touristique longeant la côte de Sydney à Melbourne) :


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Je vous sent déjà venir avec vos commentaires du style « Ah quel enflure ce Julien à nous balancer des vues comme celle-ci alors que nous, pauvre français n'avons droit qu'au froid et à la neige avec une température avoisinant les -10°... » mais pour votre réconfort sachez que tonton Julien à su prendre LE cliché coupant net à l'idée préconçue de « l'Australie paradisiaque » (la neige en moins, la mer en plus) :


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Après cette légère boutade, je me permet donc de passer à l'étape suivante qui fut notre première nuit en « Rest Area » (comprenez camping gratuit pour nous pauvres backpackers). Après réflexions et lecture de notre bouquin fétiche (Camp 5, vu dans l'article sur les montagnes bleues), nous choisissons « Kangaroo Valley », quoi de mieux me direz vous pour rencontrez nos premiers kangourous sauvages (vivants et non pas écrasés comme tous ceux rencontrés le long des routes)! Après un léger rally sur un chemin de terre et sa traversé aquatique par endroit, l'arrivé à Kangaroo Valley (495 habitants) se fait par la porte principale (non ce n'est pas une faute de frappe, une porte d'un goût très kitch accueille chaque visiteur) :


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Nous prenons ensuite la direction de la rest area qui à la surprise générale et très bien entretenue , surveillée par un garde. Un petit bout de paradis au milieu de rien mais par contre nous devons alors faire face à un inconvénient majeur : PAS DE KANGOUROU !!! Mais une fois l'entourloupe démasquée, il est trop tard. La nuit tombant nous n'avons pas d'autres solution que de passer la nuit sur place ( je vous rassure, rien de très désagréable étant donné la beauté de l'endroit...). Je vous laisse découvrir la vue du ghetto (entendez par ghetto pour les prochains articles : endroit où est rangé le break et la tente) :


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A peine notre première nuit entamée que nos premières frayeurs subviennent avec l'arrivé pour le moins spontané de bruits de pas. Bruits qui me paraissent alors beaucoup trop lourd pour représenter les pas d'un opossum... Grand téméraire que je suis je me décide vaillamment à sortir pour démasquer les responsables (cette phrase et présente juste pour le côté héroïque et pour tout avouer j'étais de loin le plus froussard...) et là SURPRISE! Nous découvrons de petit n'ours grands comme un chien et gros comme un cochon (ouai désolé la description et pas terrible-terrible mais c'est du spontané :) ). Très peureux et accélérant à n'importe quel mouvement fait dans leur direction, j'ai nommé : le WOMBAT... Malheureusement cette espèce étant très timide, aucun câlin ne sera échangé ce soir là, seulement une photo :


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Le jour levé et après une très agréable nuit, nous décidons de reprendre la route sur les coups de 9h (ah j'oubliais une information très importante, grand dormeur que je suis je tiens à vous spécifier qu'ici la grasse mâtiné et strictement impossible, pour cause 30° dès 9h du matin... ) direction Bateman's Bay, ville réputée pour ses plages et son coté touristique. Après quelques heures de route et la lecture de notre bible « Lonely Planet », nous nous arrêtons alors sur le littoral pour observer un phénomène notable qu'est un Blowhole...


Définition personnelle et quelque peu approximative : par temps agité, l'eau qui s'engouffre dans une cavité creusée à la base des roches de bord de mer ressort par un trou creusé sur la paroi supérieure, ce qui permet de voir l'apparition d'un geyser pouvant grimper jusqu'à 60M de hauteur.


J'avoue que cette définition pourrait être définit comme « merdique » seulement à l'heure où j'écris cet article je n'ai aucunement accès à la matrice et ne peut donc pas faire un copier/coller de notre formidable source d'information qu'est Wikipédia (étant assez futé pour cela je n'ai aucun doute sur votre capacité à le faire vous même). Mais bon pour la peine cela ne servira pas à grand chose car comme vous l'imaginez le temps n'était alors pas propices à la vision de ce spectacle naturel (grand soleil, pas un souffle de vent et bien sur 40°). Après certes une assez grande déception un deuxième spectacle des plus improvisé s'offre à nous : un groupuscule d'environs 5 mioches australiens âgés tout au plus de 15 ans décident alors de s'offrir à la mer grâce à de magnifiques sauts de 20m voir 25m pour les plus fous d'entre eux (je peux avouer qu'à peine 5min avant ma fierté me faisait alors raconter à mes compatriotes de voyages mes sauts de 10m cet été sur l'ile de beauté...) Mais là quelle claque! Une hauteur double, voir triple! Un seul adjectif peut alors décrire ces jeunes : GRANDS MALADES! Pour la peine voilà deux photos résumant la situation:




Après cet épisode quelque peu étonnant, nous reprenons la route de Bateman's Bay pour se rendre à la plage de Pebbly Beach décrite par l'ami Félix comme l'une des plus belles plages de la côte où les kangourous (bien évidemment présent pour la nourriture des touristes... Creuvards !!! ) viennent manger dans la main la nuit tombant... Une fois sur place je peux alors définir un moment important de ma vie : la première « non-connerie » de l'ami Félix avec des vues que je ne peux vous cacher plus longtemps tant la verdure et le sable fin s'entremêle dans une parfaite osmose...



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et sans oublier la spéciale publicitaire qui va en faire saliver plus d'un:


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Une fois ces photos paradisiaques envoyées, je peux faire preuve de bonté et partager avec vous la partie faune/animalière. A la surprise générale ce ne sont pas les kangourous (wallabies pour l'occasion, car plus petit qu'un kangourou qui peut lui atteindre les 2m) qui créent le buzz pour notre arrivé mais de très jolies perruches et perroquets de toutes les couleurs, bien moins vorace que les carnassiers m'ayant attaqués au jardin botanique de Sydney. Mais cependant assez docile puisque la vue de la nourriture (Creuvure !!!) les fait s'approcher à moins de 20cm de l'espèce humaine (double décimètre du CM1 à l'appui), en voici un petit panel :


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La nuit tombant nos amis wallabies décident de sortir leurs museaux par les multiples coins de la forêt bordant la plage (une poignée, une dizaine, puis une vingtaine ect...) tous occupés à poser leurs « pêches » (comprenez excréments) sur la douce verdure de la plage. Nous profitons du moment pour nous introduire parmi eux pour les caresser et prendre quelques photos :



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:) Oui ce fut un beau moment... Je vous l'accorde mais on ne va pas en faire tout un plat! Je suis sur qu'avec un peu de bon sens il est possible pour vous de réaliser ce genre de photos au zoo d'Amnéville ou dans le zoo le plus proche de chez vous ^^!


La nuit quasi tombée, l'investissement de 10$ par personne pour poser une tente ou dormir dans une voiture dans ce parc naturel nous est imposé. C'est à ce moment précis que notre gangsterité (comprenez le fait d'être légèrement con...) nous pousse à enfreindre les lois australienne : estimant que le prix demander (30$) pour dormir sur un parking entouré de vans étant légèrement excessif! (photos à l'appui).


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Un choix inconscient fut alors décidé en quelques centièmes de seconde : dormir sur la plage pour profiter du levé du soleil le lendemain matin et pour être entouré de (trop mignons) wallabies. Sachant que dormir sur une plage est totalement interdit dans tous les états d'Australie nous encourrons alors une amende de 300$ si jamais un Ranger nous débusque! C'est au beau matin que le pire faillit se produire quand la charmante mamie gérante de la plage et du paiement pour la nuit vint alors toquer à notre tente pour nous expliquer gracieusement que si nous ne bougions pas dans la minute les Rangers seraient alors prévenu et l'amende inévitable...Aussi tôt dit aussi tôt fait! Nous prenons après réflexion la direction de la capitale Canberra situé a 170km dans les terres...


Comment ne pas mieux commencer cette journée par une deuxième frayeur qu'est LA PANNE D'ESSENCE ?

Nous étions sur la réserve depuis la veille, faire le plein était une obligation mais loupant alors la dernière station essence de Bateman's Bay, je m'élance sur la King Highway (autoroute en gras sur la carte et menant à la capitale) en ayant en tête l'idée qu'une station sera présente dans les 20km suivant, étant donné le qualificatif et l'importance de cette route : ERREUR !

Virages après virages de nouveaux virages et montagnes se dessinent, ne nous laissant jamais apercevoir aucune ville ou station essence qui pourrait nous ravitailler. 55 km de piste plus tard et quelques broutements de moteur, nous arrivons dans la station service la plus western rencontrée avec bien évidemment une seule pompe et l'essence à un prix exorbitant (notez qu'avec le bol que j'ai, c'était bien évidemment à mon tour de faire le plein...) Mais bon pas d'autre solution pour continuer l'aventure et c'est quelques 120km plus tard que nous découvrons la capitale la plus fantôme du monde... Sous une chaleur de plomb je décide de nous garer le plus près du centre ville et c'est avec un certain étonnement que je découvre de splendides et tout récents boulevards complétement désert qui me permettent alors de me garer en plein centre ville sans aucun problème (étant la seul voiture présente) … Nous décidons de découvrir les rues marchandes à l'aide de nos 2 jambes motrices et c'est avec stupeur que nous comprenons en fait que cette ville est fantôme avec cette impression de tourner dans le troisième volet de cette série cinématographique mythique que sont les films « 18 jours plus tard » et « 28 semaine plus tard »...


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Après quelques clichés des places et monuments locaux, nous prenons la direction du centre commercial pour avoir accès à la matrice chez notre ami Ronald (du nom de famille McDonald) et là surprise! Une foule gigantesque squatte le centre commercial et toutes ses boutiques comme si la vie ne se dérouler que dans cet immense complex climatisé regroupant 2 paquets de maisons... terrible mais tellement réel! Cette non-compréhension de ce mode de vie nous poussa à prendre la direction du musée. Visite qui se solda elle aussi par un échec du fait de notre endormissement sur les très confortables canapés pur cuir de vachette du musée. La seule destination possible dans cet état de déprime post-apocalyptique (je trouvais le mot classe et vu notre situation de légumes vivants à Canberra... je me suis permit le terme) fut le parlement où préside actuellement le grand Kevin Premier ministre d'Australie et la pour l'occasion c'est Bingo (sauf que n'ayant pu de batterie et Jeanne oubliant son appareil photo dans la voiture... ben autant vous avouer que c'est la carotte pour les photos....) Mais quelques photos sur google images doivent être facilement trouvables pour les internautes confirmés que vous êtes.

Pour conclure cette journée canberristique, je vous livrerai une impression mitigée, avec comme points positifs : une ville récente, propre et culturelle et comme points négatifs : une ville fantôme, perdue au milieu de nul part avec aucune ambiance...


La journée s'achève alors sur une Rest Area assez glauque perdue entre Canberra et Bateman's Bay avec bien sur notre désormais culte assiette de patte (avec différentes variantes de sauces : tomato, basilico, pesto, ricotta ou encore carbonnara... dans l'ordre croissant des prix de vente :) ). Au réveil la planification de la journée se fait et nous décidons alors de continuer le long de la côte jusqu'à Eden , en s'arrêtant à quelques point d'intérêt découvert dans le Lonely , comme le très mystérieux « Biggie Biggie Point », formation rocheuse encerclée par deux superbes plages quasi désertes et non surveillées ( ce qui équivaut à un réel danger de mort ici car requins, méduses et poissons tueurs s'y donne à coeur joie) :


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Après cette escapade une odeur nauséabonde remplit alors le peu d'espace restant de notre break : l'heure de la douche à sonnée! Je m'explique : un des problèmes le plus récurent et difficile en trip est le fait de se laver, à savoir qu'un vrai voyageur ne se lave qu'une fois tous les 3 jours... Mais n'étant pas des baroudeurs confirmés, notre goût encore trop prononcé pour notre petit confort personnel refait souvent surface ce qui nous oblige à prendre une douche par jour (voir tous les 2 jours en cas d'extrême galère). L'investissement d'une douche solaire fut donc l'un de nos achats nécessaire car peu de rest area proposent des douches (voir aucun) et bien évidemment aucun camping n'est gratuit... Le déploiement de la douche solaire requiert pas mal de points essentiels, comme la découverte d'un spot (endroit) assez éloigné des civilisations (pour ne pas faire manouche), la présence d'un arbre ayant une branche à plus de 2 mètres du sol et bien sur l'essentiel : de l'eau... une fois l'endroit parfait découvert l'installation et l'utilisation ressemble plus ou moins à cela :


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Une fois propre et le « Biggie Biggie Point » (j'adore ce nom sa fait un peu gangsta rap) exploré de fond en comble, la suite de notre parcours se poursuit avec la fin de la côte Est et la découverte de quelques petits endroits des plus fortement agréables pour nos mirettes comme des plages désertes ou des bancs de sables sortis de nul part :



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ou encore la découverte d'une ville au doux nom de Eden. Petit ville de pêcheur fortement connu pour son nom et surtout pour sa légende, celle de Old Tom l'orque tueur qui pour de la nourriture, attirait les baleine jusqu'au littoral où là armé de son équipe d'orque tueur, il bloquait les pauvres baleines pour que les pêcheurs locaux puissent les harponner. Les pêcheurs remerciaient alors le brave Tom en lui laissant la queue et les yeux de ses victimes... D'où l'expression pas bête la bête! Enfin je vous envoie quand même quelques photos de ce village assez plaisant et des endroits où a du sévir ce terrible gang sous-marin...


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Pour changer l'arrêt se fait dans une rest area assez glauque mais pour l'occase avec une très belle anecdote. Après dépliage de la tente, nous apercevons au loin deux personnes âgées (80 ans) dans un kombi jaune, nous ne soupçonnons alors aucunement leur identité française et c'est avec une grande surprise 5min plus tard, après une approche à pas de vieillard que le veille homme nous interpelle « Bonjour messieurs, dames vous êtes français ? » Là tout étonnés et heureux nous continuons cette très belle discussion pleine de respect et d'émotion qui nous apprend que ces 2 tourtereaux sont en Australie depuis 1965 car EDF avait envoyé le mari (à l'époque ingénieur pour EDF) pour construire les Snowly Mountains (première station de ski d'Australie située au Sud de Canberra). Il nous explique ensuite qu'il fut longtemps adjoint du consulat de France en Australie et qu'ils parcourent ensemble l'Australie grâce à leur joli kombi depuis bientôt 6ans. Mais je préfère vous garder la partie de la discussion la plus croustillante et la plus marquante entre moi et ce veille homme pour la fin... et cela commence par une question d'ordre primaire pour un jeune voyageur comme moi : « Vous avez déjà croisé un requin sur une plage ??? » Le veille homme se mit à rire et me dit d'une voix douce et discrète (un peu comme père castor lorsqu'il conte une histoire à ses petits fils...) : « Tu sais mon petit j'ai plongé avec Mr Cousteau, alors des requins oui j'en ai vu, mais pour revenir à l'Australie, je peux te donner un conseil... » et là attention réponse (et conseil mythique...) «  Si un requin s'approche te tourne autour et repart, tu n'as aucun soucis à te faire. Mais si le requin te tourne autour, part et revient.... t'est mort.... » Merci de ce conseil très rassurant! Mais bon ça peut toujours servir de connaître quelques minutes à l'avance la date de sa mort...Après cette magnifique rencontre, notre dernière nuit au bord de la côte pour un certain moment peut alors débuter...


Levés 9h, nous prenons alors la direction de Cobram... (Ah ville mythique dont vous aller adorer le prochaine article qui lui est entièrement dédié...) le tout par la fameuse Alpine Highway qui comme son nom l'indique passe par les « Alpes » (LOL la bonne blague, comme si ils nous avaient pas déjà pris assez de choses...). Quelle surprise de découvrir alors les quelques stations de ski australiennes dans un esprit totalement alpin à la française mais sans doute réservées à une élite australienne vu le peu d'appartements (et de pistes...) disponibles. Mais bon l'esprit y est, ajouté à ça une petite tartiflette, un peu de vin chaud et je ne peux vous cacher qu'une sensation savoyarde m'aurait envahit... la preuve en images


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Après ce long moment de tapotage de clavier me voilà arrivé à la fin de cet article, qui je l'espère vous aura plus, comme je le répète à chaque fin d'article prenez soin de vous et de ma France à moi, en attendant.... vers l'infini et au delà....


Ps : Ah j'oubliais la belle petite photo alpine de Doug, franchement on peut le dire : « Il pique les yeux l'ami Doug??? »


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Par Flambi - Publié dans : Australian Trip
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 08:19

Le problème « van » terminé, il fallait se pencher sur le road trip qui allait forcément commencer par l'achat du véhicule (voir article précédent), de notre magnifique Mitsubishi magna de 1997, boite auto, jante 17 pouces (j'avoue je pousse un peu dans le tunning la , mais c'est la coutume ici … et puis faut avouer que notre mitsu est un vrai bijoux :) ). Achat qui a donc été effectué le 1er janvier. Il nous reste à régler les détails d'avant départ et pour cela quoi de mieux que de s'organiser un petit trip dans les Blue Mountains à environ 130km de Sydney (un peu les Vosges locales et pour beaucoup d'endroits un piège à touriste mais bon...) armé de mon équipe (Milles , Felix , Jerem , Maeve , Charlie) Ouiiii sa fait bien 6 dans la voiture!


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Bon l'aventure c'est l'aventure et je me voyais mal laisser un de mes soldats alors que mon départ définitif approche à grand pas... Nous prenons alors le chemin vers l'ouest menant aux fameuses montagnes bleues. Après consultation du Camp5 (sorte de bible du campeur, rapportant en bon éduforme les meilleurs camping et rest area d'australie) nous décidons d'opter pour la « rest area » la plus perdue des Blue Mountains, située à environ 200km de Sydney dont 50km de pistes. Après un ravitaillement nourriture dans la seule grande surface des montagnes bleues et la rencontre avec une icône de notre chère patrie...


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...il y a eu le premier pépin (oui je place le mot pépin pour rendre hommage à Francis Heaulmes originaire de notre région et adepte de ce mot). Avec notre départ de Sydney situé vers 17h, heure locale, nous avons eu alors la grande chance de bénéficier du magnifique couché de soleil sur la magnifique piste de terre menant au camping, ainsi que le passage de quelques kangourous à quelques centimètres de notre pare-brise... (super dangereux et super déconseillé de rouler de nuit et encore pire sur une piste des Blue Mountains) mais une fois aventuré sur la piste (place unique pour une voiture), impossible de faire demi-tour...

Une fois arrivé sur place, la réception d'un hôtel chicos perdu en pleine forêt nous explique alors que le camping n'existe plus et que nous allons devoir dormir prés des caves (à la sauvage) entouré de multiples bêtes (très chaud comme dirait l'ami Felix) et après un court instant de réflexion nous acceptons la proposition. Un peu comme dans certains films du type épouvante, un très charmant chasseur local nous amène au dit lieu à l'aide de son joli pick-up (ouai j'avoue là on s'est fait un peu dessus mais on ne pouvait plus reculer). La tente installée et le break positionné nous voilà enfin opérationnel pour commencer notre sustentation à base de chips (prononcer kips) et de diluer le tout par une petite touche de houblon bien frai (prononcer canettttttttttttttttte !!!! ou binnnnnnnnnouz !!!!)


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Le deuxième pépin arrive alors avec la première sortie de notre « cooker » (sorte de réchaud aménagé dans une cagette plastique) qui nous gratifie d'une belle surprise puisque la bonbonne de gaz est définitivement vide, ce qui nous força par la suite à nous nourrir de beans (haricots à la sauce tomate) froid et de kips. Bien évidement le houblon lui était toujours frais et la soirée pu se terminer sans autres gros soucis majeurs (si l'on ne comptabilise pas la magnifique galette british créée par notre ami Mills ou l'attaque des possums carnivores qui nous ont forcé à dormir à 4 dans la voiture et laisser les plus aptes au sommeil que sont milles et felix dans la tente)...


Nous sommes levés à l'aube car après une nuit à 4 dans une voiture, la chaleur et certaines odeures se font ressentir dès la première heure. L'idée me vient alors de partir en randonnée pour découvrir les caves réputées magnifiques. Après une marche en monté plus qu'abrupte d'environ 1km j'aperçoit alors « the devil's caves » (grotte du diable) dont je n'ai malheureusement pas pu prendre de clichés compte tenu le réveil très matinal. Mes idées n'étaient pas assez claires pour penser à prendre un appareil photos. Après cette randonnée et un petit épisode rangement afin de ne pas laisser ce splendide endroit imbibé de kips et de canettes, nous décidons de prendre la route du retour et de nous arrêter dans un endroit considéré comme splendide avec vue sur la plus grande chute d'eau d'Australie. Etant adepte de la philosophie de St Thomas, ne croyant que ce que je vois , je fus il est vrai sur le cul sans être grossier, à la première vue de ce panorama dont je vous laisse savourer la beauté....


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Notez pourquoi le nom Blue Mountains prend tous son sens, nous pouvons apercevoir une petite brume bleue au-dessus des massifs et suite à quelques recherches sur notre amie la matrice je découvre alors que cela serait du aux spores rejetés par les feuilles d'eucalyptus (à noter que ces spores sont également la drogue préférée des koalas). Pour finir notre journée Blue Moutains nous décidons alors de nous arrêter à l'endroit touristique réputé pour avoir une splendide vue sur « les 3 soeurs », emblèmes des montagnes bleues (3 roches sortant de la foret). Quelle erreur se fut en apercevant dans quel piège à touriste nous étions tombés (Asiatiques équipés d'appareils photos derniers cri en masse et magasins souvenirs revendant toute sorte de koalas en peluche). Par respect pour vous mes amis je vous fais part d'une photo personnelle des 3 soeurs mais le sujet sera clos immédiatement après cet publication tellement mon dégout est profond pour cet endroit des Blues Moutains...


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C'est sur cette douce image (touristique) que je vais donc clôturer ce petit périple vers les Blues Moutains qui a été pour nous notre premier vrai test de Doug (nom de baptême de notre splendide Mitsu année 1997 , boite auto, jantes 17 pouces... enfin je vais encore une fois un peu trop loin dans les détails tunning) et de notre matériel de camping. Test qui fut conclut avec grand succès... en attendant prenez soin de vous et comme je le répète bien souvent, à bientôt pour de nouvelles aventures :)....

Par Flambi - Publié dans : Australian Trip
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